Jeudi 9 Septembre 2010

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LE QUARTIER

Découvrez les Pentes de la Croix-Rousse

La  Croix-Rousse, "colline qui travaille", pendant ouvrier et laborieux de Fourvière, la "colline qui prie", a été bâtie au début du XIXè siècle sur des terrains qui appartenaient aux communautés religieuses. Les pentes s'opposent traditionnellement au plateau. Les pentes de la Croix-Rousse font partie du territoire classé au patrimoine Mondial par l'Unesco en 1999.


L'important dénivelé a eu des conséquences sur le tracés des rues qui suivent les courbes de niveau, ou attaquent franchement les pentes et se transforment en escalier. Les zones anciennes aux rues étroites séparant les hauts immeubles percés de traboules diffèrent totalement des parties modernes. Les Canuts  (ouvriers en soie) occupaient les immeubles conçus pour eux et dimensionnés pour contenir les imposants métiers à bras et les nouvelles mécaniques inventés par Jacquard : hauts immeubles avec de nombreuses fenêtres. Des passages nord-sud dans le sens de la pente, les fameuses traboules, sont crées pour faciliter la circulation des piétons.


Vous trouverez sur cette page les principaux parcours touristiques à effectuer pour découvrir le quartier emblématique des Pentes de la Croix Rousse.
  • Parcours de la Grande Côte
 

Du boulevard de la Croix-Rousse à la place des Terreaux et vice verça cet itinéraire passe deux fois par la Grande Côte, emblématique voie de traversée des pentes de la Croix-Rousse.





Remontant à la Préhistoire, tentacule des parties habitées de la Presqu'île vers le plateau croix-roussien, elle canalisa toutes les formes de circulation au cours des temps.


Au XIXème siècle, les canuts en révolte la descendirent et les soldats qui les combattirent la remontèrent précédés par les canons.

Rénovée en partie, elle a été transformée en jardins dans sa partie haute mais a conservé ses aspects anciens dans la partie basse.


Dans ce secteur le parcours sinueux de la rue Burdeau à la place des Terreaux dans le labyrinthe des petites rues, des impasses, des placettes, des passages et des traboules. C'est l'ancien emplacement de plusieurs couvents dont celui des Capucins et de ses grands jardins disparus lors de la Révolution Française. Quartier surtout d'habitat avec quelques canuts puis de l'activité du prêt à porter, il a aujourd'hui des activités multiformes : logements en particulier de jeunes attirés par l'ambiance décontractée du secteur et de nombreuses activités ludiques et créatives.


Télécharger le parcours de la Grande Côte : ici


 
  • Parcours des Voraces

De la place des Terreaux au boulevard de la Croix-Rousse et vice versa. Cet itinéraire traverse les quartiers des pentes les plus marqués par les anciennes activités des artisans de la soie : les canuts.


La densité de l'habitat est maximale, les maisons presque toutes construites au cours de la première moitié du XIXème siècle dans de petits lotissements aux rue rectilignes parallèles ou perpendiculaires à la
 pentes sont hautes (20 à 25 m) largement éclairées par les grandes fenêtres qui donnaient la lumière
nécessaire aux ateliers. Leurs façades lisses, sans ornement montrent que leur fonction essentielle était d'abriter des logements où l'habitat et le lieu de travail ne faisaient qu'un.


Le manque de place et sans doute le besoin de s'abriter des intempéries ont amené la multiplication des traboules, des passages à travers les maisons. L'itinéraire en emprunte beaucoup dont la plus authentique celle des « Voraces » qui lui donne son nom.


Les espaces dégagés sont rares : deux places seulement Chardonnet et Colbert et l'église Saint-Polycarpe est littéralement enserrée entre les maisons. La place des Capucins est plus proche d'une cour intérieure que d'une place et n'en a plus de charme.


Dans ce parcours minéral, égayé de loin en loin par des vues en échappées vers le Rhône on saisit pleinement parfois jusqu'à l'oppression l'extraordinaire densité mais aussi la dureté de la vie intense de la colline qui travaille comme le baptisa Michelet.

Télécharger le parcours des voraces : ici


 

  • Parcours Soufflot

Ce parcours pourrait s'appeler celui de la corniche rhodanienne. La violence des pentes, élément dominant du site a imposé une structure, typique dans la Croix-Rousse, du tracé des rues qui seront empruntées sur la promenade : un quadrillage moderne de voies tracées en courbes de niveau comme la rue des Fantasques et de rudes escaliers perpendiculaires comme la rue Grognard ou la montée du Boulevard.
Seule la montée St Sébastien échappe à ce schéma car c'est un axe qui remonte sans doute à l'Antiquité
gallo-romaine.

Ce secteur difficile fut longtemps peu occupé, voué aux activités religieuses des couvents : ceux des Feuillants, des Collinettes (aujourd'hui résidence Villemanzy) et du grand séminaire St Irènée à l'emplacement des jardins et de la station du funiculaire de Croix-Paquet. Il fut longtemps limité vers le nord par une ligne de fortifications (fort St Laurent) et vers l'est par le Rhône qui coulait au bas de la pente.


L'habitat se développa dans la deuxième moitié du XVIIIème siècle par le lotissement des Feuillants et surtout par l'implantation en bord du Rhône, grâce à un projet de l'architecte Jean-Gabriel SOUFFLOT, d'un quartier moderne, celui dont l'axe est constitué par la rue Royale, gagné sur les marécages du fleuve. Plus tard de 1830 à 1850 les maisons de canuts apparurent et couvrirent la pente au-dessus de la rue des Fantasques et en 1864 on démolit le grand séminaire pour le transférer à Saint-Just.

Les sources d'intérêt de ce parcours sont multiples : panoramas vers la rive droite du Rhône, structure urbaine induite par des voiries contrastées, vision très claire des architectures dans lesquelles se côtoient des éléments des anciens couvents (Villemanzy), les maisons néoclassiques de la rue Royale et les typiques maisons de canuts.

Télécharger le parcours Soufflot : ici


 

  • Parcours Amphithéâtre des 3 Gaules


Ce parcours donne une idée pratiquement complète des périodes historiques qui ont marqué la physionomie des Pentes de la Croix-Rousse.


Il est articulé à partir de la présence, en son centre, du grand espace vide, ancien couvent de la Déserte, puis Jardin des Plantes sur l'emplacement de l'amphithéâtre où s'assemblaient, une fois l'an, les 60 « peuples » de la Gaule.
Il n'en reste que des vestiges qui donnent tout de même une bonne idée de sa forme initiale ; sa superficie étant équivalente à celle des amphithéâtres d'Arles ou de Nîmes.


Au dessus, en haut des Pentes, de part et d'autre de la Grande Côte on a rénové dans les années 1950 sans respecter le passé mais les destructions des maisons anciennes ont permis d'ouvrir la vue à partir d'un jardin disposé en gradins.


Au dessous se juxtaposent, au contraire, la partie presque intacte de la Grande Côte où de belles maisons Renaissance ont été réhabilitées et les opérations d'urbanisme du XIXème siècle.


Celles-ci ont crée de larges rues comme celle de « la Martinière » et des places dont la vie sociale est animée et des bâtiments plein d'intérêt par le soin apporté à leur architecture : salle Rameau, école de la Martinière.

Télécharger le parcours Amphithéâtre des 3 Gaules: ici


 

  • Parcours Flesselles


Du boulevard de la Croix-Rousse au quai de Saône et vice versa cet itinéraire tracé dans la partie médiane des pentes traverse des éléments caractéristiques des occupations successives de la colline.


Chronologiquement, il recoupe d'abord en son centre l'antique voie gallo-romaine de Germanie occupée aujourd'hui par les montées des Carmélites et de la Tourette.


De part et d'autre de cette voie il traverse la partie occidentale des quartiers occupés à partir de 1824 par les maisons de canuts dont le grand immeuble de la maison Brunet, dite des 365 fenêtres, donne un exemple hors norme, place Rouville. Ces maisons sont situées dans de petits lotissements utilisant d'anciennes propriétés religieuses et leurs rues ont des tracés géométriques comme le montrent la rue de Flesselles et le damier, en haut du parcours, de la zone de la rue de l'Alma.


Dans la partie basse de la place Rouville en passant par les jardins du passage Gonin jusqu'à la Saône il situe dans le très ancien quartier de St Benoit extrémité de celui de St Vincent - la Martinière qui a conservé des éléments de son passé (rue de la Vieille, passage couvert) et se trouve en cours de réhabilitation.


Trois emplacements dans lesquels la vue se dégage : rue de l'Alma, place Morel, place Rouville offrent des panoramas très étendus où des vues superbes méritent des arrêts prolongés.

Télécharger le parcours Flesselles : ici