Faire signe. Ce qu'il voulait me dire à travers les feuillages...Donc il agitait les bras comme pour me faire signe...Il me faisait signe pour me dire quelque chose, sans doute, qui concernait l'air entre nous, l'épaisseur de l'air, l'outremer dense et clair qui fait le ciel jusqu'entre nous. Je restais là, au milieu de l'air, comme lui peut-être. Tous les deux debout. Debout sur le poids de la terre. Avant qu'il ne recommense à me faire signe, je me baissais pour toucher l'herbe blanchie par le gel. Il comprit que je lui indiquais le sol.
Non l'herbe! Quoi ! Rien, seulement peut être, que quelque chose d'imperceptible glissée entre les feuilles des feuillages. Non ! L'herbe ! Il répondit avec insistance. Je ne devinais rien. Des signes ? Quoi d'autre ? Qu'est-ce que j'aurai du savoir avant pour que je sache là ce qu'il essayait de me faire savoir. Des renseignements sur quoi ? Mais il était là à portée d'yeux, au delà des oreilles, de la bouche et du nez, frémissant comme moi...Au delà de jubilations printanières, de temps te innouies, de promesses intemporelles...Un jour tu...Au bout de bras
...Si près.
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