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Mai 2002, à trente et un an, j'ouvre mon atelier de restauration de bois dorés, dans la Montée de la Grande Côte.
Mon parcours :
J'ai acquis mes premières bases en restauration d'antiquités et ébénisterie dans l'atelier paternel. Dès mon plus jeune âge, j'ai passé du temps sur les marchés aux puces et foires d'antiquaires, ce qui m'a permis d'appréhender l'histoire de l'art d'une manière toute à fait conviviale et concrète.
J'ai ensuite approfondi mes connaissances à l'université et en effectuant des recherches personnelles.
Mes études d'architecture m'ont appris la minutie et la rigueur, ainsi que le travail du bois lors de la réalisation de maquettes.
Puis les hasards d'un job d'étudiant en tant qu'encadreur et mon goût pour les objets anciens m'ont dirigé naturellement vers la restauration de bois dorés.
J'ai ainsi effectué plusieurs stages chez des doreurs lyonnais (Laurent Montcharmont, Philippe Boulet), ainsi que chez Sylvie Gillet (à Bordeaux).
Tout en acquérant les bases traditionnelles de ce métier, j'ai trouvé mes propres astuces en matière de restauration et ai pu gagner rapidement la confiance d'une clientèle faite d'antiquaires et de particuliers, amoureux d'objets anciens. Ces premiers clients m'ont ainsi permis de créer mon propre atelier.
Mon métier de doreur :
Mon travail ne consiste pas uniquement à dorer des objets, il s'agit de les remettre dans leur état d'origine, en respectant la déontologie du restaurateur d'œuvres d'art.
Ce qui signifie l'utilisation des techniques et des matériaux correspondant à l'époque où a été conçu l'objet, le consolider et le traiter en agissant ainsi sur sa pérennité, le respecter en pratiquant des opérations réversibles, savoir recréer artificiellement l'usure "naturelle" du temps qui agit sur l'objet pour faire disparaître toute trace de restauration.
La pose de la feuille d'or nécessite une vingtaine d'opérations préalables, le moindre défaut apparaissant lors de l'ultime étape.
Chaque restauration est différente, même si les techniques sont les mêmes. En effet, c'est au
restaurateur d'adapter son savoir à l'objet, et non l'inverse. En effet il doit toujours réduire son intervention afin de conserver le plus possible l'objet en l'état.
Ce sont toutes ces "contraintes" qui font pour moi l'intérêt de ce métier, ainsi que la satisfaction finale lorsque je ne distingue plus les parties restaurées des parties saines d'un objet.
Vous l'aurez certainement compris, ce métier est ma véritable passion !
L'atelier est ouvert le lundi, mardi, mercredi et vendredi, de 9h30 à 12h, et sur Rendez-vous.
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