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PLATICIENS |
La peinture de José-Luis Lopez n’a rien de théorique, elle répond à un but poursuivi sans relâche, celui de traquer le sensible aux confins d’une poétique de la matière.
L’œuvre, de cet artiste lyonnais, révèle une qualité de regard, plus précisément un œil, qui n’est pas le miroir stagnant – comme une eau dormante – mais un organe puissamment actif, permettant une sortie de soi en soi, capable en une intuition condensée et fulgurante de pré esquisser la forme, plutôt l’archétype qui sera projeté sur la toile.
Spontanément, il crée un espace sensible, arbitrairement ébauché, investi par la brosse ou le pinceau par des mouvements qui se rende maître des pulsions instinctives, pour laisser apparaître la trace divagatoire, signe en devenir de signification, d’une mémoire archaïque inscrite dans notre corps. Ce faire-voir est surtout un laisser-apparaître.
Cette peinture vise d’un seul coup le repliement sur soi du mystère des éléments : l’eau, la terre, l’air, le feu et le monde charnel, lieu de passage de la sensation qu’il suffit de libérer pour qu’elle nous rappelle ce qu’il y a en chacun de nous de Méta humain.
Laurent LEVI ( « Poésie de la matière » - extrait - )
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