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Art et Artisanat : Portrait |
| Hisle Création : Faire du neuf avec du vieux ! |
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| Créateur de lampes uniques en utilisant des objets récupérés dans le patrimoine industriel, Hisle est un homme pressé, qui touche à tout et qui déborde de créativité. Pénétrez dans son atelier boutique, place Fernand Rey, et vous resterez émerveillés devant l'ingéniosité déployé par l'artiste pour donner jour à des lampes épurées. Aujourd'hui il vous invite à lever les yeux au ciel si vous passez par la rue de la Charité. Lumière... |
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Quel parcours avez-vous suivi ?
J'ai débuté ma carrière en 1984 après une formation en dessin industriel chez Yves Allard dans le domaine du design et de la décoration. Cette époque coïncide avec mes premières créations de luminaires et expositions privées. Par la suite, je me suis vite rendu compte que je ne voulais pas me laisser enfermer dans la production de masse. Les objets décoratifs doivent se concevoir à l'image des hommes et leurs besoins. Nous sommes tous différents, dès lors pourquoi avoir tous les mêmes lampes ?
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Comment définiriez vous votre travail de création ?
Mes expériences dans de nombreux domaines - restauration
de demeures, d'une fresques au Louvre où dans l'architecture d'intérieur - rejaillissent forcément sur mon travail. Je nage perpétuellement entre deux eaux, cherche à utiliser des matièraux nobles qui s'inscrivent dans la durée tout en tentant
la rencontre entre la fonctionnalité pure avec la beauté et l'esthétisme.
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De quels matériaux parlez vous?
J'en utilise de très nombreux: bronze, laiton, inox, bois, cuivre...Mes créations partent d'objets qui sont notre quotidien et que je cherche à faire sortir de l'oubli: fusibles, lame de scie, distributeurs de bière pressions, tubes de bakélites, turbines...
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D'où vous vient cette passion pour le patrimoine industriel ?
J'aime m'interroger sur les normes et les formes de l'esthétisme. Les pièces industrielles ont toutes été conçues, dessinées avant d'être fabriquée. Elles n'arrivent pas comme ça au hasard, elles sont murement réfléchies. J'ai un regard décalé et passionné sur ces objets souvent condamné à l'oubli où à l'indifférence. Pouvoir leur redonner vie en leur apportant une fonctionnalité nouvelle, voila ma démarche. Dailleurs ce n'est pas un hasard si je suis installé dans cette ville de Lyon, cité industrielle par excellence; j'y trouve mes sources ! Et puis être au pied des Pentes me permet de cotoyer de nombreux créateurs, ce qui est très stimulant.
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A qui sont destinés vos créations ? Quels sont vos clients ?
Un peu tout le monde je serai tenter de dire. Des étudiants, des médecins, des architectes...bref des personnes qui sont intéresser par la démarche et la création, une clientèle lyonnaise pour une grande part. Mais aussi de plus en plus des entreprises, des collectivités, des cabinets d'architectes ou des galeries qui ont certaines de mes créations en show room. La vie de l'atelier est en train d'évoluer. J'ai commencé par des lampes, puis du mobilier puis certaines séries de mes lampes afin de répondre à la demande. A présent je m'intéresse également aux projets d'aménagements de grandes salles type lieux de conférence, d'éclairages urbains comme en témoigne la participation au festival des lumières.
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A ce sujet, pouvez nous expliquer le concept de cet éclairage urbain ?
Tout d'abord il est intéressant de noter que j'ai participer à chacune des manifestations du Festival des Lumières. En 1998, j'avais présenté un cube de lumière au jardin des Plantes, un lustre monumental à la Galerie des Terreaux l'année dernière et l'écairage de la rue de la Charité cette année. Le concept part du constat suivant: cette rue offre une perspective architecturale remarquable. Afin de la mettre en valeur, 170 guirlandes d'ampoules surdimensionnées (10 fois le diamètre standard) sont posées illuminant des oranges, bleus, verts et mauves. L'effet de répétition, suggéré par l'alignement crée un habillage régulier et élégant. Il s'agit donc d'un concept amusant pour égayer une rue et renforcer son aspect convivial.
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