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Vous avez dit FISAC?
Le Fond d’Intervention pour la Sauvegarde de l’Artisanat et du Commerce est composé de financements publics et de sommes prélevées sur le chiffre d’affaires des grandes surfaces, dites taxe d’aide au commerce et à l’artisanat. L’objectif de cette enveloppe est d’aider les centres urbains à consolider et fortifier le tissu commercial et artisanal. Sur le 1er arrondissement, la procédure consiste au financement d’une partie des travaux nécessaires à la remise sur le marché des rez-de-chaussée commerciaux.
La première opération de revitalisation économique des rez-de-chaussée a fait l’objet d’une convention en date du 3 juillet 1997 jusqu’en 1999, en partenariat entre la ville de Lyon, la Région Rhône-Alpes et l’Etat. L’action s’est poursuivie pour l’année 2000 avec le soutien de la Communauté Urbaine de Lyon. Au cours de cette opération, 13 dossiers ont été acceptés pour un montant total de subvention de 127 694 euros représentant plus de 310 330 euros de travaux. L’action s’est portée en priorité sur le cœur des Pentes : rue René Leynaud, Camille Jordan, Burdeau, Place Croix-Paquet…. |
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Après trois ans, près de 80% des entreprises installées sont encore présentes dans des champs d’activité qui représentent le cœur de cible de l’opération : cabinets d’architectures, multimédias et communication, atelier de menuiserie ainsi que des commerces de proximités : boulangerie, restauration…Dans un contexte économique où les petites entreprises connaissent une forte rotation, ce taux représente un gage significatif de stabilité propice au développement.
* source: créations et créateurs d'entreprises, INSEE résultats, numéro 773, décembre 2001 Les chiffres du tableau nous apprennent que l’âge moyen de ces entreprises est de 6,5 ans. Or, dans le même temps, moins d’une entreprise française sur deux (45,8%) fête son cinquième anniversaire. Avec les limites qu’un si faible échantillon impose, le FISAC apparait comme un outil minimisant les risques permettant ainsi une rentabilité accrue pour les propriétaires. Le bilan positif de cette première phase ne doit cependant pas masquer les réalités économiques du quartier et certains points de blocages demeurent.
Quels objectifs pour la seconde phase ? (2003-2004) La volonté est de mettre en œuvre une action plus importante. L’enveloppe allouée, nettement supérieure à celle de la première phase ( 1 280 571 euros de travaux subventionnables ) permettra de traiter en fonction des demandes près d’une trentaine de locaux.
Quels sont les enjeux de la revitalisation des rez-de-chaussée commerciaux ? La mutation économique qui est en œuvre sur les Pentes relève d'un long processus. Les différents aménagements créent les conditions favorables à une reprise de l’activité économique. Mais ce n’est pas suffisant et de nombreux locaux vacants limitent la visibilité de la requalification en vigueur. Deux raisons ont poussé les pouvoirs publics à intervenir :
Le FISAC, comment ça marche ? Des subventions sont allouées aux propriétaires, ou aux locataires, afin qu’ils effectuent les travaux nécessaires à la remise sur le marché de leurs locaux à usage professionnel. La subvention se monte à 50% du montant des travaux hors taxes. Les travaux subventionnables sont destinés à l’amélioration en matière de sécurité, de salubrité, d’équipement ou d’image urbaine des locaux. Les propriétaires sont liés à la ville de Lyon par une convention d’une durée de 6 ans dans laquelle ils s’engagent à accueillir une activité qui conforte et qui soit en cohérence avec les activités économiques du quartier. Quelles sont les activités soutenues ? Ce sont les activités en accord avec le plan de développement économique des Pentes de la Croix-Rousse. Celui-ci s’articule autour de trois axiomes forts :
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